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LCP La Matinale - Les 500 signatures de parrainage - 02-02-12
Audition Patrick Ollier - application des lois - 01-02-12
- Lettre de janvier 2012
- La proposition de loi sur la violation du secret des affaires
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- Le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : août 2006
Le maître d’ego
Impossible de commenter la prestation de Lionel Jospin. En effet, il est intervenu, chacun le sait, devant le Mouvement des Jeunes Socialistes et seuls ses membres pouvaient y assister. Même Jean Luc Mélenchon qui souhaitait accompagner Laurent Fabius, quand ce dernier fut reçu, a été refoulé !
Je ne peux donc me borner qu’à vous donner mon sentiment sur ce que j’ai vu et ce que j’ai lu. Sa venue d’abord. La première fois qu’il avait traversé les eaux, il avait été accueilli par une haie d’honneur, les militants lui réservant un accueil plein de ferveur, comme pour lui dire qu’il n’avait pas à porter seul le poids de la défaite. L’an passé, il était revenu aux côtés d’un François Hollande tout sourire et d’une Ségolène Royal tout miel.
Cette année, ce fut la cohue… médiatique. Jamais le mur de journalistes ne fut plus compact et la progression de la meute de caméras fut la plus violente pour les pauvres militants qui discutaient dans le hall. Mais, en tout cas je l’ai senti ainsi, dans une relative indifférence des adhérents présents. Peu d’applaudissements, pas foule attendant son arrivée.
Sur ses propos ensuite. Il a parlé – d’une voix brisée par l’émotion – du passé. « Es-tu parti ? Es-tu revenu ? » La question posée était belle comme l’antique, aussi sobre qu’un marbre soviétique. Elle contenait d’ailleurs une suite subliminale « Es-tu là ? » La réponse fut moins nette. Il n’est ni parti, ni revenu. Il s’est efforcé d’apurer le passé. Un peu tard sans doute.
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DSK
Les socialistes de La Rochelle m’ont présenté la salle de l’Oratoire, salle voûtée d’un ancien temple protestant, comme le lieu des grandes réunions politiques dans leur commune. Un de ses endroits où se préparent les combats et se fêtent les victoires. Sa capacité est de 500 places.
Hier soir à 19 h, elle était pleine de partisans de Dominique Strauss-Kahn venus de tous les départements. J’y ai ainsi croisé le président de la région Limousin, celui de l’Ile de France, mais aussi le maire de Besançon, ancien ami de Laurent Fabius, Louis Le Pensec bien sûr, ou encore des députés comme Pierre Bourguignon, élu dans la Seine Maritime, bon nombre de premiers secrétaires fédéraux, et surtout des adhérents, anciens et nouveaux, convaincus que DSK peut apporter à la démocratie française, le nouveau souffle dont elle a besoin.
Certes, le moral était bon. Le même jour, Libération avait publié un sondage qui plaçait le député du Val d’Oise comme le meilleur candidat par 35% des sympathisants socialistes, en deuxième position derrière Ségolène Royal. Et, surtout, en hausse de huit points depuis le mois de juin ! Peut être une forme d’hommage à la ligne à laquelle il se tient depuis des mois : s’opposer d’abord à la droite en proposant une alternative, le refus de tout dénigrement des autres présidentiables et la volonté de conserver une crédibilité reconnue.
Et l’instant était solennel. J’ai déjà souvent vu Dominique Strauss-Kahn dans des réunions publiques. Je connais ses faiblesses et aussi cette aisance qu’il possède de rendre limpide des problèmes compliqués. Mais hier soir, il était différent. Maître de lui, concis dans ses propos, habité par la conscience des difficultés que rencontre le pays, et tout à la fois déterminé et conquérant. Sa voix même était transformée, presque cassée par la tension.
Je ne sais si hier a débuté une histoire qui se conclura positivement le jour du vote des socialistes mais je suis certain qu’il saura élever le débat en tentant de faire partager ses convictions.
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Ma saga rochelaise (3)
C’est une erreur de croire que La Rochelle accueille depuis aujourd’hui l’université du PS. Le singulier n’est pas adapté. En fait, plusieurs réunions coexistent.
La première, la seule théoriquement, se déroule dans les forums et les ateliers. Les salles sont combles, les militants attentifs et exigeants sur les propositions avancées, les invités (des syndicalistes, des représentants d’associations, des experts) souvent pertinents dans leurs diagnostics. Cette université là pense sincèrement à « réussir ensemble le changement ».
La seconde est celle des « solférinologues » qui piétinent toute la journée dans les couloirs, dans l’entrée de l’espace Encan ou sur l’esplanade extérieure. Ils ne cherchent pas à assister aux débats, ils sont là pour retrouver des camarades d’autres fédérations qui exercent souvent les mêmes responsabilités qu’eux : secrétaires fédéraux, secrétaires de section, maires, élus de toutes catégories. A l’affût des moindres glissements de sympathie en faveur de tel ou tel dans la plus petite section, ils sont obnubilés par les rapports de force à venir dans ce parti que viennent de rejoindre 80 000 nouveaux adhérents.
La troisième est celle des médias. Véritable meute dont la progression ressemble à celle des tortues romaines durant la guerre des Gaules. En rangs serrés, caméras, micros et appareils photos oscillent en fonction des arrivées d’un présidentiable, immédiatement sommé de répondre à des questions aussi diverses que variées. Cette université là se lit dans les dépêches de l’AFP et dans les colonnes des quotidiens. Elle ignore tout des débats qui se déroulent dans les salles, mais elle n’est pas venue là pour cela. C’est pourtant la seule que connaît le grand public…
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Christophe Borgel
Christophe Borgel est un homme discret mais précieux. Militant de Seine St Denis, engagé auprès de DSK dans la campagne interne, il détient un trésor caché dans le fond de son cartable dont il ne se sépare jamais.
Connu des journalistes, il fut un temps président de l’UNEF, il ne recherche pas nécessairement leur compagnie. Pourtant, ils sont quelques uns qui aimeraient fouiller dans ledit cartable. Celui-ci renferme en effet, les fameuses 30 signatures qui permettront à Dominique Strauss-Kahn de proposer sa candidature aux votes des militants. Christophe précise d’ailleurs avec malice « les 30 premières… ».
Cette quête aux paraphes est l’un des sujets de discussion. Qui les aura ? L’unanimité se fait sur Laurent Fabius et sur Ségolène Royal. Personne ne doute plus maintenant de DSK. Evidemment si François Hollande le voulait, il les récupèrerait aisément. Sans doute comme Lionel Jospin, même si les « pointeurs » ne sont pas affirmatifs à tous coups. Quand à Jack Lang, personne ne semble y croire sérieusement.
Mais au final combien seront sur la ligne ? En dépit de la couverture du Monde de ce jour (dont le titre n’a qu’un rapport éloigné avec l’article), il parait difficile à croire que Ségolène Royal et François Hollande pourraient être tous les deux candidats. Alors, sans doute ne seront-ils plus que trois début octobre…
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Ma saga rochelaise (2)
Il pleut aujourd’hui sur La Rochelle. Un peu comme sur le PS, si l’on en croit les journaux. Mais ceux qui viennent ici régulièrement savent que les grosses perturbations annoncées n’arrivent jamais. Le ciel finit toujours pas s’éclaircir.
Peut être est-ce la vertu première de cette université qui fête sa 14ème édition ? Elle apaise. L’été, les différences s’exacerbent, s’expriment. Et le week-end rochelais calme les choses grâce au rappel à l’ordre des militants.
Chacun sait, en effet, que les Français nous regardent. Ils attendent de nous une vision et non des divisions. Personne ne veut de crise, tous sont conscients que l’issue positive est dans l’affirmation d’un grand dessein collectif, non dans l’affichage de quelques destins personnels.
De fait, les discussions n’ont rien à voir avec l’an passé. A l’époque, le PS sortait meurtri du référendum et ses plaies suintaient. L’attitude des uns et des autres pendant la campagne avait provoqué des réactions épidermiques de reproche réciproque. Maintenant, les préférences pour le candidat ou la candidate ont beau être marquées, elles ne s’accompagnent pas de rejet.
Ouverture des travaux à 14 h.
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