LCP Info 13h30 - invité Jean-Jacques Urvoas - 06-03-12
Protection de l'identité - explication de vote - 06-03-12
Exécution des peines (lecture définitive) - discussion générale - 29-02-12
Protection de l'identité - motion de rejet préalable - 29-02-12
- Lettre de mars 2012
- Un bilan de la législature
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- La proposition de loi tendant à faciliter l’organisation des manifestations sportives et culturelles
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : juillet 2006
Fin de partie
Harry Roselmack arrive et Pierre Luc Séguillon s’en va. Ce matin, pour la première fois depuis 1994, à 8 h 15, il n’a pas publié son éditorial sur LCI et ce soir, il n’y aura pas « d’ invité de PLS ». Il vient de voir admis ses droits à la retraite. A le lire, visiblement avec regret… Il garde toutefois sa participation, chaque dimanche, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Il ne faisait pas partie de mon quarteron de journalistes préférés mais avec Jean-Michel Aphatie (RTL), Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), François Bazin (Nouvel Obs) ou Nicolas Domenach (Marianne), il est l’un de nos observateurs politiques reconnus.
Je l’ai découvert à l’époque où il occupait la fonction de rédacteur en chef de Témoignage Chrétien puis évidemment à TF1 où il fut chef du service France avant de coprésenter l’émission « Questions à domicile » durant deux ans 1985-1987. Il était alors supposé favorable aux socialistes mais c’était il y a bien longtemps…
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L’escalade
Sauf à croire que, contre toute logique, Israël a délibérément programmé une confrontation armée avec le Hamas et le Hezbollah réunis, l’engrenage actuel est le résultat d’une série d’erreurs de son gouvernement.
Son choix des armes et le refus de tout marchandage ont eu pour effet de marginaliser les rares dirigeants palestiniens, y compris au sein du Hamas, disposés à négocier une «trêve» minimaliste avec Israël. Aujourd’hui le Président de l’Autorité Palestinienne est réduit au silence, les «médiateurs» turcs et égyptiens hors-jeu, et Ehud Olmert n’a plus pour interlocuteurs que des boutefeux fanatiques soutenus par la Syrie et l’Iran.
Et tous les soirs, nos écrans débordent d’images de violence et de guerre. Mais comment dans cette terre trois fois sainte, cela est-il possible ? Comment comprendre que des hommes qui ne cessent de citer des mots du Coran, des Evangiles ou de la Bible appelant à « l’amour » se vautrent, comme à plaisir, dans le culte du sacrifice et de l’assassinat ?
Peut-être est-ce tout simplement parce que les hommes sont guidés non par des idées mais par des cultures, des mythes, des religions ? Et comme la violence fait partie de la nature humaine, la guerre a encore un bel avenir. Caïn n’en finit pas de tuer Abel.
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Diagonale du fou
Les Perses sont les inventeurs du jeu d’échecs. Ils sont experts dans les stratégies obliques, les diversions subtiles, les techniques de division. Il faut s’en souvenir quand on observe le comportement du Président iranien Ahmadinejad.
Je ne connais pas l’Iran mais j’ai la chance de siéger au sein du conseil régional avec Forough Salami qui est née à Ispahan. Avec elle, je découvre la rigueur et la finesse de la cette culture qui a dominé un espace allant du Caucase à l’Asie centrale en passant par l’Inde. J’ai aussi étudié les institutions de ce pays à la constitution théocratique pour mon cours dispensé en licence 2 « Institutions politiques comparées ».
Et je ne crois pas qu’il faille prendre à la légère la revendication iranienne de se doter d’un arsenal nucléaire. Tout concourt à faire de ce pays une exception. Entre les mondes arabe, indopakistanais et turc, il se différencie de ses voisins par sa langue d’origine indo-européenne (l’Iran est le pays des «Aryens»), son islam chiite et sa multiethnicité exceptionnelle. Témoin d’une gloire et d’une puissance passée, il présente la particularité de n’avoir été colonisé qu’à de rares occasions et ceci depuis la haute Antiquité jusqu’au XIXème siècle.
Sa revendication atomique est donc d’abord un instrument politique de souveraineté, une façon d’affirmer son statut de grande puissance. Son projet ne serait que préoccupant si la nature du régime était autre. Mais quand, Ahmadinejad répète à satiété qu’il veut rayer Israël de la carte, le problème devient aigu. J’observe donc avec inquiétude la méthode choisie par la communauté internationale : mettre l’Iran sous pression en évitant l’escalade tout en gardant ouvertes les portes de sortie. Exercice des plus délicats…
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Fête nationale
Qu’est-ce au juste qu’une nation ? C’est un concept obscur relativement récent. Ainsi l’Antiquité ne la connut pas. Les cités grecques se considéraient étrangères les unes aux autres, et n’hésitaient pas à se faire la guerre. L’Empire romain fut aussi une confédération de Cités sous la domination de LA ville (Rome), mais lui, au contraire, n’hésitait pas à octroyer le titre de « citoyen romain » à ce que nous considérons comme des étrangers.
Sous l’Ancien régime, elle était constituée par des sujets qui « ont l’habitude immémoriale d’obéir au même prince ». C’est la Révolution qui va lui donner toute sa puissance énergétique. Politiquement le mot est entré dans le discours grâce à Sieyès dans sa brochure: « Qu’est ce que le Tiers Etat ? ».
A la maxime de Louis XIV : « L’Etat c’est moi », les révolutionnaires rétorquent que l’Etat n’est rien d’autre que la personnification de la « nation » c’est-à-dire de l’ensemble des citoyens.
Sur un plan historique, la nation française est bien la fille de la Révolution, fondée sur des racines communes et un « rêve d’avenir partagé ». Elle se construit dans la volonté pour devenir comme disait Malraux dans la « Tentation de l’Occident », « La communauté de rêves ». Plus prosaïquement, pour moi, la nation reste d’abord une émotion.
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Inclinaison à gauche
Un sondage n’est pas un vote mais la lecture de celui de l’IFOP, sur «le positionnement politique des chômeurs», paru dans La Croix, le 10 juillet est partiellement revigorante.
Il indique que les chômeurs restent des électeurs presque comme les autres et que comme l’ensemble des salariés, ils se disent d’abord proches des socialistes. Le PS retrouve ainsi des sommets historiques qu’il n’avait plus approchés depuis 1999.
Pourtant, tout n’est pas rose. Ainsi, le PS progresse nettement plus chez les salariés que parmi les chômeurs : presque un tiers des salariés se reconnaissent désormais dans le PS (32,5 %), mais les chômeurs sont significativement moins nombreux à afficher la même proximité (29,2 %).
Cela ne profite toutefois guère à la droite. L’UMP n’attire les suffrages que d’un chômeur sur sept et d’un salarié sur cinq. Piètres chiffres pour Dominique de Villepin qui prétend faire de l’emploi la priorité de son action tout autant que pour Nicolas Sarkozy qui cherche à parler à ce qu’il appelle la France « qui travaille, se lève tôt et gagne peu ».
En revanche, le FN poursuit son grignotage puisque 15,7 % des salariés et 17,2 % (!!!) des chômeurs le choisissent. Certes l’étude montre que le chômage n’entraîne nullement un basculement massif vers le FN mais elle rappelle que le malaise de la fracture sociale est loin d’être passé.
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